À Pâques, les Portugais se retrouvent autour de plats de fête, du folar de Páscoa, du pão de ló et de rituels d’offrandes (parrains/filleuls). Les traditions de Pâques au Portugal mêlent cuisine, partage et gestes transmis. Chez Canelas, maison de la gastronomie portugaise à Paris depuis 1982, ces classiques s’inscrivent dans l’esprit de la pastelaria artisanale : des recettes authentiques, des repères précis, et une même idée — faire de chaque fête un moment chaleureux. Pourquoi Pâques est-elle une grande fête au Portugal ? Au Portugal, Pâques est un temps de famille, de visites, de tables allongées. On se retrouve, on s’invite, on offre. C’est une fête où reviennent naturellement les mêmes repères : des gestes transmis, une cuisine faite pour être partagée, et des symboles très présents comme le pain et l’œuf, au cœur des traditions culinaires. Les traditions culinaires de Pâques au Portugal Les plats traditionnels de Pâques au Portugal regroupent recettes de famille et plats embléamtiques. Cabri : la star de la fête Dans de nombreuses maisons, Pâques rime très souvent avec cabri (cabrito). Rôti au four, accompagné de pommes de terre et d’assaisonnements incontournables (ail, herbes, huile d’olive), c’est un plat qui demande du temps et qui sent bon la fête avant même d’arriver sur la table. Le folar de Páscoa : le pain (ou la brioche) symbole de Pâques S’il y a un incontournable, c’est le folar de Páscoa, il marque la fête : on le coupe, on le partage, on le pose sur la table c’est le symbole de Pâques. Au Portugal, le folar n’est pas seulement une brioche ou un pain : c’est aussi une offrande. La tradition veut que, pour Pâques, les parrains et marraines offrent un folar — ou plus largement un cadeau — à leur filleul. À l’origine, on offrait réellement ce pain/brioche selon la région, et c’est de là que vient son nom. Aujourd’hui, il est parfois remplacé par un présent (ou de l’argent), mais le mot “folar” reste, comme un héritage. Folar de Páscoa, produit très vivant : plus authentique au village, pâtissier en ville Le folar change de visage selon l’endroit : il reste souvent plus rustique au village, parfois cuit dans un four à bois ; en ville, il peut devenir plus pâtissier, plus travaillé, plus doré, parfois plus festif dans la forme. Folar sucré ou salé ? Ça dépend de la région Dans le sud, on rencontre plus souvent des versions sucrées : autour d’Olhão (Algarve), on trouve une pâte levée parfumée au sucre et à la cannelle. Dans le nord, on voit davantage des versions salées, parfois riches, et même des pains pouvant être farcis de viande selon les traditions locales. Folar de carne, folar de ovos, folar transmontano : les variantes incontournables Le folar de carne (la version généreuse) Très présent dans le nord, le folar de carne est un pain ou une brioche salée garnie de charcuteries. On le tranche, on le partage à table ou au goûter salé : c’est un folar dense, nourrissant, pensé pour recevoir et rassembler. Le folar de ovos (la version la plus symbolique) Le folar de ovos met l’œuf au centre : parfois 2 ou 4 œufs nichés dans la pâte. Au-delà du goût, la brioche évoque le nid, et l’œuf symbolise la nouvelle vie et le renouveau. Le folar transmontano (la version authentique du Trás-os-Montes) Dans le Trás-os-Montes, le folar est souvent plus rustique, plus proche du pain, lié aux traditions rurales. Le pão de ló : le gâteau iconique des tables de Pâques À côté du folar, un autre classique revient partout : le pão de ló. Gâteau portugais emblématique, léger et aérien, il est présent sur les grandes tables de fête, il accompagne particulièrement Pâques, mais aussi d’autres moments forts de la vie. Les cavacas : les biscuits glacés des fêtes À Pâques, on trouve aussi sur les tables portugaises des cavacas : de petits biscuits moelleux (ou légèrement secs selon les régions), recouverts d’un glaçage blanc. Elles font partie de ces douceurs de fête qu’on aime garder en boîte, offrir, ou poser avec le café : une pâtisserie simple, très traditionnelle, qui raconte la pastelaria du quotidien… et des grandes occasions. Les traditions et rituels de Pâques au Portugal Les offrandes de Pâques : un échange entre filleuls, parrains… et la famille Le dimanche des Rameaux, les filleuls offrent un brin d’olivier à leur parrain et un bouquet de fleurs à leur marraine. À Pâques, les parrains et marraines répondent souvent par un folar, des amandes, ou un cadeau. L’esprit d’offrande s’étend aussi à la famille et aux personnes qu’on aime : un gâteau, un pain, une attention, et le lien se maintient, année après année. Compasso : la bénédiction des maisons… et des tables Dans le nord du Portugal, une tradition reste très présente : le Compasso. Un prêtre (accompagné de personnes du village) passe de porte en porte pour bénir les maisons. Et comme souvent au Portugal, l’accueil se fait par la cuisine : pour recevoir le Compasso, les familles préparent de grandes tables où l’on trouve selon les maisons : des gâteaux et pâtisseries, du vin de Porto, des amêndoas (amandes enrobées) et une sélection de pièces salées à partager. C’est une tradition qui résume bien Pâques à la portugaise : la générosité et le partage. Chez Canelas, maison artisanale à Paris depuis 1982, Pâques est un temps fort : celui où l’on offre, où l’on se retrouve. À faire maintenant : Découvrir nos spécialités de Pâques sur la boutique en ligne. Commander pour un repas de famille via notre service traiteur de spécialités portugaises. Cette année, faites Pâques à la portugaise : une table généreuse, des gestes simples, et une pâtisserie artisanale qui rassemble. Chez Canelas, la fête commence souvent… par une part partagée.